Le sens de la vie

Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 18:45

Les réseaux sociaux, c’est cool. Pour les avoir modestement utilisé, j’ai eu le plaisir de retrouver des amis qui le sont resté ou pas… Il y en a qui sont encore plus cool qu’avant même si le temps laisse parfois une sale empreinte sur les gens, exagérant des traits de caractères qui paraissaient mineurs…

Un autre truc intéressant, avec les réseaux sociaux c’est qu’on découvre plein de chose sur les gens célèbre. Par exemple,  Jean, le fils du petit timonier, ne comprend pas du tout l’anglais. En effet, sur sa page d’accueil de Facebook, il position Bob Dylan, Bruce Springsteen et les Beatles dans les six artistes qu’il préfère. Il faut se poser expressément la question de la compréhension des paroles pour savoir qu’il entrave quedal à la langue de Shakespeare. C’est comme si le fils Pinochet, cadre du parti de Papa avait dit qu’il aimait Sepùlveda ou Neruda. Comme si le fils de Thatcher, ayant choisi la politique dans le parti de maman (ce qui n’est pas le cas je crois), prétendait adorer les Clash. Il est donc clair qu’il faut relancer d’urgence l’enseignement des langues dans l’enseignement privé.

 

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Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 10:33

L'hiver en banlieue, ça peut être beau et sympa comme dans ma banlieue cossue recouverte de neige ou ça peut être glauque et ignoble comme dans un roman de Céline. Sa description de Paris et de sa banlieue dans 'Voyage au bout de la nuit' est tellement prenante que ceux qui sont arrivés au bout du roman s'en souviendront toutes leurs vies. Le récit poignant ne peut se détacher des mains du lecteur sans douleur. Cette même douleur qui suinte de chaque page. Quelle claque !

L'hiver en Sibérie, ça n'a pas l'air beaucoup plus vivable et c'est aussi ce qui se détache d'un autre roman sublime, 'Une journée d'Yvan Denissovitch' d'Alexandre Soljenitsyne (il a été publié l'année de ma naissance). Ce roman transpire la douleur et surtout, une force vitale incroyable.

Quel rapport entre 'Le voyage ' et 'Une journée' ? Ce sont deux chefs d'oeuvres. On n'oublie ni l'un ni l'autre. L'écriture y est concentrée, pétillante et amère. Leurs auteurs sont et resteront dans l'histoire comme des anti-sémites notoires, voir activistes. Qu'est-ce que ça enlève à l'écriture ? Doit-on cesser d'écouter Wagner parce qu’il a inspiré Nietzsche et le nazisme ? Doit-on bruler les livres et la mémoire de Céline et Soljenitsyne pour leur anti sémitisme ? Ce serait prendre à notre compte les méthodes même des extrémistes, ne pas tolérer l'oeuvre pour ce qu'on été leurs auteurs.

Laissons la morale loin de l'art, elle n'a rien à y faire...

 

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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 03:18

Si l’on regarde l’évolution d’internet depuis quelques années, on passe du blog à Facebook puis à Twitter. Les textes passent d’une longueur normale pour un truc à lire à un post de deux lignes puis, à un truc de 12 mots. Moins on a d’espace pour dire les choses, moins on creuse…  La république du Twit. Moins il y a de mots, moins on a besoin de neurones pour les comprendre… Ou alors, plus il en faut pour trouver ce qui se cache derrière. Twit And Shout comme disaient les Beatles (non, elle est vraiment mauvaise celle-là).

Par exemple, les informations passent comme des Twit(s ?). Fukushima, un Twit, une marée noire, un autre Twit, le naufrage d’un paquebot, encore un Twit. La perte du triple A, encore un Twit.

Mais la radioactivité dure un brin plus longtemps que le Twit sur Fukushima et les japonais auront tout loisir de Twitter leur chagrin. Comme notre petit timonier à propos de la notation de la France par Standards and Poors. Sauf que ce n’est pas parce qu’on communique avec des Twit(s ?) que l’on a forcément la mémoire courte. Personne ne se souvient plus de Valérie Pécresse rageant contre les socialistes à l’assemblée nationale en les menaçant de l’abaissement de la note s’ils maintenaient leur programme ? C’était la fin du monde dans sa bouche et là… Rien, il ne va pas se passer grand chose. L’état va payer des taux d’intérêts plus élevés, on va s’enfoncer dans une gestion au jour le jour…

Il s’est dit, dans un Twit d’il y a quelques siècles, ‘gouverner, c’est prévoir’. Le tout c’est de mettre derrière cette phrase l’objet de la prévision. Si notre petit timonier prévoit systématiquement l’activité du week-end suivant, voir de la semaine d’après, il a l’air d’avoir des soucis, lui et ses conseillés, avec l’avenir plus lointain : le mois, le trimeste, l'année suivante semble totalement hors de portée... La décénie, il ne l'envisage même pas. Après moi, le déluge. (encore un Twit célèbre).

En fait, il a des soucis avec trois compétences fondamentales que devrait avoir un chef d’état et que le petit timonier a visiblement oubliées dans son casier, à l’école :

     Gouverner c’est prévoir. C’est se donner une vision de ce que serait le pays à la fin du quinquennat en cour, au moins.

     Gouverner, c’est savoir s’entourer. De ce coté là, c’est carrément gratiné. Entre un ancien champion olympique, notre folle du shopping de vaccin, la poissonnière du travail, la part belle est faite à l’incompétence. A noter que les femmes du gouvernement sont la preuve que les féministes ont bien travaillés. Confier un poste à responsabilité à une femme incompétente, c’est donner raison à Françoise Giroud.

     Gouverner, c’est aussi rassembler. Mais quand les communautés sont pointées du doigt, quand les étrangers sont montrés comme les boucs émissaires, quand les catégories sociales sont érigées les unes contre les autres, il ne peut y avoir de rassemblement, de sentiment d’appartenance à un projet commun. Bref, ça met le bordel.

Au fait, la traduction de 'humeur changeante' en anglais c’est ‘Moody’. Comme la célèbre agence de notation. Pas du tout comme l’humeur de notre petit timonier qui doit être rase motte. Quoique…


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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 09:44

Il se passe des choses étranges dans l’esprit des gens. Cette histoire bizarre par exemple, du coût du redoublement annoncé par Hollande lors du débat des primaires socialistes. Ça ressemble à un truc de contrôleur de gestion : pointer du doigt un poste de dépense totalement dépendant du contexte… Mais, je m’avance un peu.

Qu’a-t-il dit : le coût du redoublement est colossal ! En parallèle, une directive de l’éducation nationale préconise de ne plus faire redoubler le CP aux élèves en difficulté car les redoublants du CP ont beaucoup moins de chances d’avoir le bac. Il y a là, une corrélation bien naturelle non ? Si j’ai du mal à apprendre à lire, j’aurai un peu de mal à avoir mon bac. A moins qu’il ne faille pas savoir lire pour avoir le bac, mais c’est une autre question. Si je me gaufre lamentablement au concours d’entrée à Polytechnique, j’ai peu de chance de réussir à en suivre les cours.

C’est du bon usage des statistiques dont il est question. En automne, les ventes de produits de chauffage explosent et, parallèlement, les petits vieux meurent en plus grande quantité. Ne suffirait-il pas d’interdire ou de limiter les ventes de produit de chauffage pour diminuer la mortalité des petits vieux ?

On peut fustiger l’élitisme du baccalauréat, mettre en avant l’absolue nécessité d’avoir un diplôme supérieur pour trouver du travail, quoique cette dernière assertion se discute, mais si je ne sais pas nager, je me noie. Essayer, dans la foulée du CP d’apprendre la grammaire à élève qui ne sait pas écrire, ça va être sport…

Nous sommes maintenant gouvernés par des contrôleurs de gestion qui n’ont qu’un magnifique tableur en guise de projet de société. Comme disait l’autre, si vous trouvez que l’éducation coute cher, essayez l’ignorance…

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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 11:46

Après quelques mois de mutisme, me voici de retour avec toutes mes excuses pour ce silence.

Hier matin, un commentaire très intéressant du candidat républicain à la prochaine échéance étasunienne, Rick Perry : « Ce n'est pas parce que le réchauffement climatique est un fait qu'il est réel pour autant ».

Voici une déclaration propre à nous jeter dans une abyme de perplexité. On pourrait aussi dire que ce n'est pas parce qu'il pleut qu'il fait humide, ou ce n'est pas parce qu'on perdu la mémoire qu'on ne peut pas les écrire (ses mémoires).

Le même Rick Perry se fait applaudir pour les 234 exécutions capitales qui ont jonchées le sol de son mandat de gouverneur du Texas, patrie de Chuck Norris, faut-il le rappeler. Dans la réponse qu'il fait au journaliste, sur la justification des exécutions, il dit en substance que lorsque quelqu'un vient au Texas, un étranger donc, s'il tue un texan, il s'expose à la peine capitale. C'est donc ce sang impur qui abreuve les sillons texans, nous voilà rassuré.

A ce sujet, de mémoire, il y a dix ans et trois jour, comme la moitié de la planète, je regardais avec stupéfaction les tours jumelles s'écrouler. Je pensais sincèrement que ce serait le début de l'apocalypse nucléaire car le président étasunien d'alors, Georges W fils, était, et reste, à peu près aussi vif et intelligent qu'une huitre cuite. Il faut se remémorer cette formidable image de Georges W tenant un livre pour enfant à l'envers. Sait-il vraiment lire ? Comprend-il ce qu'il pense ?

Les républicains ont visiblement le chic pour sortir des candidats au QI incroyable.

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