Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 09:44

Il se passe des choses étranges dans l’esprit des gens. Cette histoire bizarre par exemple, du coût du redoublement annoncé par Hollande lors du débat des primaires socialistes. Ça ressemble à un truc de contrôleur de gestion : pointer du doigt un poste de dépense totalement dépendant du contexte… Mais, je m’avance un peu.

Qu’a-t-il dit : le coût du redoublement est colossal ! En parallèle, une directive de l’éducation nationale préconise de ne plus faire redoubler le CP aux élèves en difficulté car les redoublants du CP ont beaucoup moins de chances d’avoir le bac. Il y a là, une corrélation bien naturelle non ? Si j’ai du mal à apprendre à lire, j’aurai un peu de mal à avoir mon bac. A moins qu’il ne faille pas savoir lire pour avoir le bac, mais c’est une autre question. Si je me gaufre lamentablement au concours d’entrée à Polytechnique, j’ai peu de chance de réussir à en suivre les cours.

C’est du bon usage des statistiques dont il est question. En automne, les ventes de produits de chauffage explosent et, parallèlement, les petits vieux meurent en plus grande quantité. Ne suffirait-il pas d’interdire ou de limiter les ventes de produit de chauffage pour diminuer la mortalité des petits vieux ?

On peut fustiger l’élitisme du baccalauréat, mettre en avant l’absolue nécessité d’avoir un diplôme supérieur pour trouver du travail, quoique cette dernière assertion se discute, mais si je ne sais pas nager, je me noie. Essayer, dans la foulée du CP d’apprendre la grammaire à élève qui ne sait pas écrire, ça va être sport…

Nous sommes maintenant gouvernés par des contrôleurs de gestion qui n’ont qu’un magnifique tableur en guise de projet de société. Comme disait l’autre, si vous trouvez que l’éducation coute cher, essayez l’ignorance…

Par GC - Publié dans : Le sens de la vie
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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 11:46

Après quelques mois de mutisme, me voici de retour avec toutes mes excuses pour ce silence.

Hier matin, un commentaire très intéressant du candidat républicain à la prochaine échéance étasunienne, Rick Perry : « Ce n'est pas parce que le réchauffement climatique est un fait qu'il est réel pour autant ».

Voici une déclaration propre à nous jeter dans une abyme de perplexité. On pourrait aussi dire que ce n'est pas parce qu'il pleut qu'il fait humide, ou ce n'est pas parce qu'on perdu la mémoire qu'on ne peut pas les écrire (ses mémoires).

Le même Rick Perry se fait applaudir pour les 234 exécutions capitales qui ont jonchées le sol de son mandat de gouverneur du Texas, patrie de Chuck Norris, faut-il le rappeler. Dans la réponse qu'il fait au journaliste, sur la justification des exécutions, il dit en substance que lorsque quelqu'un vient au Texas, un étranger donc, s'il tue un texan, il s'expose à la peine capitale. C'est donc ce sang impur qui abreuve les sillons texans, nous voilà rassuré.

A ce sujet, de mémoire, il y a dix ans et trois jour, comme la moitié de la planète, je regardais avec stupéfaction les tours jumelles s'écrouler. Je pensais sincèrement que ce serait le début de l'apocalypse nucléaire car le président étasunien d'alors, Georges W fils, était, et reste, à peu près aussi vif et intelligent qu'une huitre cuite. Il faut se remémorer cette formidable image de Georges W tenant un livre pour enfant à l'envers. Sait-il vraiment lire ? Comprend-il ce qu'il pense ?

Les républicains ont visiblement le chic pour sortir des candidats au QI incroyable.

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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 09:31

Dans ‘Taxi Driver’, De Niro demande à un collègue comment il peut supporter toute cette merde qui les entoure. Il répond bizarrement, en disant qu’à force de faire un boulot on devient ce boulot. Ce que De Niro trouve totalement crétin. En fait, en dehors de gens vraiment intelligents, les autres deviennent ce qu’ils font ou plutôt s’imbibent tellement de leur activité que cela transpire dans leur personnalité.

Avec la maladie, c’est pareil. Au bout d’un certain temps, le ‘combat’ quotidien prend le pas sur les autres réflexions et on devient ce ‘combat’ : l’attente de nouveaux soins, la prise des médocs, l’écoute des douleurs… Socialement aussi, on devient celui qui est malade, que l’on est heureux de revoir à peu près en forme, ‘vivement que tu sois remis’. Personnellement, moi, pour ma part, je sombre dans ce travers insupportable.

Mais ce qui fait que l’on guérit, c’est le reste des activités que l’on peut avoir (l’écriture, la musique, le boulot, le sport, la vie associative..). Se muer en malade, c’est une forme d’abdication. Même si on a la ferme impression de courir un marathon et qu’il n’est pas simple, dans un marathon, de penser à autre chose qu’aux prochaines foulées, aux prochains mètres, aux prochains kilomètres, à l’arrivée. Enfin, moi j’écris ça alors que je n’ai jamais couru de marathon.

Pour le reste, je n’ai pas de solution, que des questions…

Fin des traitement prévu pour le 14 juillet. 


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Samedi 4 juin 2011 6 04 /06 /Juin /2011 11:09

Alors que la Marine brandit un vieux truc de son papa, le ‘problème’ des binationaux, les joyeux suiveurs du parti du petit timonier s’emparent du sujet pour en ‘débattre’. Etant presque binational, franco-alsacien, je m’inquiète un peu du sujet. Mais creusons pour voir avec un exemple…

G. et M. se sont rencontrés en Afrique du Sud, se sont mariés et vivent en France avec deux enfants issus de leurs idylles. M. est sud africaine, G. est français. C’est un couple mixte, une horreur au sens extrême droitier. Donc, M. devrait avoir renoncé à sa nationalité sud africaine pour épouser un français et par là-même, la France. Elle devrait donc demander un visa pour aller voir ses parents et être considérée comme étrangère dans le pays où elle est née. J’exagère un peu mais à peine, le visa n’est exigé que pour les séjours longs. Je n’écris rien sur les éventuelles tracasseries pour les héritages et se genres de fadaises.

Le fond de la pensée qui trouve que les binationaux posent problème est que les étrangers sont un poison pour la nation. Qu’il faut choisir entre être français ou ne pas l’être, ce doit être strictement binaire, qu’être binational c’est être une espèce de bâtard infiltré potentiellement à la solde de l’étranger. Vous savez, l’étranger est un truc qui menace tout le temps la ‘nation’ et, si l’on va plus loin, la pureté de l’espèce nationale. En plus, être binational ça veut dire pouvoir voter…

Il me vient à l’esprit que le petit timonier qui appuie la démarche, paraît-il, est l’époux d’une binationale. Que va-t-elle choisir ?

Pour ma part, j’envisage très sérieusement de rendre mon passeport français pour ne garder que l’alsacien. Comme dirait ‘Le Chat’ : « les xénophobes me sont étrangers »…

 

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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 11:33

Il n’y a pas si longtemps de cela, on se tapait le coccyx dans les palétuviers roses de connaître les maîtresses de nos dirigeants et leurs habitudes ou manies sexuelles. On ne jugeait pas de la compétence à gouverner sur la libido du candidat. Bref, qu’on soit homo, pédophile, compulsif ou hyperactif en la matière ne faisait pas débat.

Puis DSK se fait attraper pour viol présumé. Et là, c’est le déchainement total, la scène politique se transforme en presse people trash.

Les questions les plus absurdes pleuvent comme les théories de comptoirs. On croise un nouveau Finkielkraut à chaque coin de rue qui dénonce la fin de la civilisation, l’échec du féminisme, l’aube du matriarcat ou je ne sais quelle ânerie. La fête du slip, au sens propre quoi. En même temps, il vaut mieux que la fête du slip se passe au sens propre (sic.).

Tout ceci nous a fait perdre le fil des choses importantes. Notamment la fin de l’histoire d’espionnage industriel chez un constructeur automobile dont l’état n’est pas le moindre actionnaire. Pour ceux qui étaient sur la planète Mars à l’époque, voici un résumé des faits :

L’empereur de l’Alliance, pour parenthèse, ça fait un peu guerre de étoile, cette dénomination, bref, écrivais-je, l’empereur de l’Alliance, sous son masque de cire, bannit séant du royaume trois traitres avérés qui, par une filière au moins extrême orientale, avait livré des secrets et touché pour cela de l’argent sur des comptes dans des paradis au moins fiscaux. Les traitres avait été débusqués grâce à la diligence d’une enquête interne menée, de main de maître par les sous-fifres d’un homme que l’empereur avait ramené dans ses bagages du japon. On dirait un mauvais film d’espionnage, ou mieux, du San Antonio.

Après une enquête un brin plus étayée et officielle, il s’avère que c’est l’Alliance qui c’est fait empapaoutée de quelques centaines de milliers d’Euros pour s’être fait fournir des informations totalement délirantes par des petits malfrats. Les trois traitres ne l'étaient pas pour un sous.

Là dessus, l’empereur décide de virer son grand chambellan et trois ou quatre hauts collaborateurs fusibles impliqués dans l’affaire. Mais l’empereur reste l’empereur, il ne saurait être destitué et sa contribution au succès de l’Alliance ne doit pas être entachée par une affaire aussi mesquine. « La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe ». Les trois bannis sont indemnisés à la manière d’un retraité du CAC 40 et un d’entre eux accepte même d’être réintégré dans l’Alliance. Heureusement, DSK se fait attraper par la police newyorkaise et les médiats réorientent leurs micros et leurs caméras.

Plusieurs conclusions peuvent être tirées de cet épisode rigolo :

1-   -  Dans une grande entreprise française cotée en bourse, on peut émettre des chèques sans facture à hauteur de plusieurs centaines de milliers d’Euro sans que les commissaires aux comptes ne se tordent d’une douleur insupportable.

2-    - Le responsable de l’entreprise du CAC40 peut ne pas être inquiété du tout après avoir fait perdre plusieurs millions d’Euros sur des informations non vérifiées.

3-    - Il, le responsable de cette entreprise du CAC40, pense rester crédible auprès de ses troupes et des investisseurs sur les axes stratégiques qu’il a sans doute choisi en prenant les mêmes précautions qu’en accusant ses collaborateurs de trahison.

4-   - Si vous voulez ne plus être embêté par l’argent, faites-vous accuser d’espionnage industriel.


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