Me voilà donc de retour de l’hôpital avec comme seules envies celle de reprendre les kilos perdus et la forme laissée en route. Seulement, une cochonnerie me cloue encore au repos total (consigne médicale). En gros, je dois naviguer de mon lit à mon canapé jusqu’à disparition des symptômes. Point !
Je repense alors à ce collègue temporaire du bureau voisin lors de ma dernière mission. Un matin, il arrive fort déprimé : « Put… plus d’essence à la pompe et en plus, la carte bleue qui ne marche plus ! Quelle vie de merde ! ». Relativisons donc, ma carte bleue fonctionne toujours et je n’ai pas besoin d’aller chercher de l’essence puisque j’ai interdiction de me déplacer : ‘La vita è bella’.
Je repense alors à mon ami andalou qui vient de prendre huit ans ferme pour un crime qu’il n’a très certainement pas commis. Je vous raconterai un jour cette histoire très méditerranéenne. Je ne suis accusé par personne et je suis temporairement dans mon canapé, ce qui est infiniment plus confortable qu’une cellule andalouse et devrait durer, je l’espère, bien moins que huit ans.
Bon, je n’ai loupé qu’un week-end prolongé paradisiaque, deux concerts, un demi été et une mission qui m’aurait rapporté beaucoup d’argent ! Je refuse toutes les offres de boulot qui tombent, ne sachant pas trop comment les honorer à cours terme.
A propos de justice. « Tient, quel est le rapport avec la choucroute ? » se demande là, le lecteur de cette page. Ce à quoi je réponds que j’évoque une affaire judiciaire au paragraphe p-2. En ce moment, il y a un chouette comparatif à faire entre les justices française et étasunienne sur le traitement des délits sexuels chez les hommes de pouvoir. A noter que les délits sexuels sont toujours imputés aux hommes de pouvoir ou d’autre chose et beaucoup plus rarement aux femmes.
Dans un cas, l’auteur présumé qui occupe le poste le plus important d’une organisation dont le mandat permet d’influer sur l’économie mondiale, cet auteur présumé, écrivais-je, se retrouve au trou en trois heures, passe devant un tribunal en deux jours et démissionne de sa fonction dans la semaine. Il risque un gros paquet d’années de prison. Dans l’autre, le ministre en exercice du gouvernement français reste en fonction, n’envisage pas un instant de démissionner, répond à l’accusation sur le ton de la polémique et reste en liberté, en toute impunité.
Moi, je ne suis pas pour le lynchage immédiat des présumés coupable. Un vague rappel de sens moral (Oh le gros mot !!!) devrait pousser les responsables politiques a assumer leur responsabilité due à l’exposition médiatique. En gros, le spectacle du pouvoir ne devrait pas occulter le fond de la morale politique, la crédibilité de l’ensemble de la classe dirigeante en pâti et Marine se réjouit de cet état de fait. Depuis le très célèbre ‘responsable mais pas coupable’, le spectacle du pouvoir français est entré dans l’ère du show business. Pas de quartier, the show must go on !