Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 08:58

Me voilà donc de retour de l’hôpital avec comme seules envies celle de reprendre les kilos perdus et la forme laissée en route. Seulement, une cochonnerie me cloue encore au repos total (consigne médicale). En gros, je dois naviguer de mon lit à mon canapé jusqu’à disparition des symptômes. Point !

Je repense alors à ce collègue temporaire du bureau voisin lors de ma dernière mission. Un matin, il arrive fort déprimé : « Put… plus d’essence à la pompe et en plus, la carte bleue qui ne marche plus ! Quelle vie de merde ! ». Relativisons donc, ma carte bleue fonctionne toujours et je n’ai pas besoin d’aller chercher de l’essence puisque j’ai interdiction de me déplacer : ‘La vita è bella’.

Je repense alors à mon ami andalou qui vient de prendre huit ans ferme pour un crime qu’il n’a très certainement pas commis. Je vous raconterai un jour cette histoire très méditerranéenne. Je ne suis accusé par personne et je suis temporairement dans mon canapé, ce qui est infiniment plus confortable qu’une cellule andalouse et devrait durer, je l’espère, bien moins que huit ans.

Bon, je n’ai loupé qu’un week-end prolongé paradisiaque, deux concerts, un demi été et une mission qui m’aurait rapporté beaucoup d’argent ! Je refuse toutes les offres de boulot qui tombent, ne sachant pas trop comment les honorer à cours terme.

A propos de justice.  « Tient, quel est le rapport avec la choucroute ? » se demande là, le lecteur de cette page. Ce à quoi je réponds que j’évoque une affaire judiciaire au paragraphe p-2. En ce moment, il y a un chouette comparatif à faire entre les justices française et étasunienne sur le traitement des délits sexuels chez les hommes de pouvoir. A noter que les délits sexuels sont toujours imputés aux hommes de pouvoir ou d’autre chose et beaucoup plus rarement aux femmes.

Dans un cas, l’auteur présumé qui occupe le poste le plus important d’une organisation dont le mandat permet d’influer sur l’économie mondiale, cet auteur présumé, écrivais-je, se retrouve au trou en trois heures, passe devant un tribunal en deux jours et démissionne de sa fonction dans la semaine. Il risque un gros paquet d’années de prison. Dans l’autre, le ministre en exercice du gouvernement français reste en fonction, n’envisage pas un instant de démissionner, répond à l’accusation sur le ton de la polémique et reste en liberté, en toute impunité.

Moi, je ne suis pas pour le lynchage immédiat des présumés coupable. Un vague rappel de sens moral (Oh le gros mot !!!) devrait pousser les responsables politiques a assumer leur responsabilité due à l’exposition médiatique. En gros, le spectacle du pouvoir ne devrait pas occulter le fond de la morale politique, la crédibilité de l’ensemble de la classe dirigeante en pâti et Marine se réjouit de cet état de fait. Depuis le très célèbre ‘responsable mais pas coupable’, le spectacle du pouvoir français est entré dans l’ère du show business. Pas de quartier, the show must go on !


Par GC
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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 11:12

L’hôpital, on se lasse vite. Mais pour se soigner, il n’y a rien de tel. Mes toubibs préférés m’ont pris en main et n’ont pas l’air de vouloir me relâcher avant que je ne sois guéri. Cela écrit, je suis dans les mains de pneumologues, en particulier, de chirurgiens thoraciques. Pour la dentelle et la finesse dans le traitement, il faudra repasser. Lorsqu’il faut examiner un endroit, on plante une aiguille de dix centimètre pour prélever. Heureusement que le personnage est compétent. Le premier coup est le bon. En l’occurrence, après l’aiguille, il faut ouvrir pour chasser le staphylocoque  doré qui s’était incrusté là en me pompant toute énergie depuis un bon mois.

Me voilà donc à retourner au bloc et à passer une quinzaine de jours dans une charmante chambre avec vue sur le marcher aux fleurs et la préfecture de police de Paris. La plupart des infirmières se souviennent de moi et de mon séjour d’il y a deux ans. Mauvais souvenir…

Fin de l’épisode ‘comment passer deux mois à ne rien faire sans prendre le moindre plaisir’.

Pendant ce temps, DSK c’est fait arrêté et le spectacle engendré était et reste instructif. Les petites phrases sexistes et les répliques féministes sont exacerbées par je ne sais quel phénomène bizarre. Peut-être parce que le chemin vers l’égalité des sexes est au point mort de chez mort. Par exemple, cela faisait très très longtemps que je n’avais pas visionné le PAF (Paysage Audiovisuel Français) autant de temps d’affilé. L’image de la femme qui en ressort n’est pas exactement dans l’esprit de l’égalité des sexes. On y voit par exemple une publicité pour des lunettes avec une femme à poil (quel le rapport avec les lunettes ?), des émissions trash sur la drague, la façon de faire l’amour, de maigrir ou de devenir taupe model (top model ?). Jusqu’au merveilleux reportages d’actions sur les bar à putes, la prostitution ou la meilleur façon de s’envoyer en l’air. Du cul, du cul, du cul. Vus sous cet angle, les indignations sur les petites phrases lancées par des crétins machistes font sourire un brin.


Par GC
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Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 16:34

Après consultation de mon médecin préféré, direction les urgences les plus proches. Ça a un air de ‘déjà vu’. De toutes manières, je suis tellement dans le gaz que je pourrais presque regarder TF1 ou lire le Figaro.

Dans mon secteur, j’ai le choix entre un hôpital privé et un hôpital de l’APHP pour les intimes, Assistance publique des Hôpitaux de Paris pour les autres. Le choix est vite vu. C’est l’expérience qui parle, entre la carte bleue à tous les étages avec les infirmières qui vous demandent si vous êtes vraiment malade et l’analyse directe du problème par une équipe qui ne se préoccupe que de ce qu’il y a derrière les symptômes, j’ai déjà fait mon choix. L’APHP traite d’abord et parle ensuite d’administratif là où l’hôpital privé refuse de traiter si l’administratif n’est pas clair. Serment d’Hippocrate, quand tu nous tiens…

Après les premiers éléments d’enquêtes, hospitalisation en cardiologie. Le diagnostique en cardiologie va durer une semaine. Semaine pendant laquelle je serais soulé de fièvre et pas très à même d’apprécier ce qui se passe autour de moi. Sauf, le comportement des internes. Un médecin mis dans un contexte particulier s’en imprègne. Un interne en cardiologie pense cardiologie et rien d’autre mais alors rien d’autre. C’est une particularité de l’être humain, quand on lui confie une mission, il lui arrive souvent de devenir cette mission.

Le premier interne m’explique sérieusement qu’il pense que j’ai une infection cardiaque qui se soigne mais, une fois sur deux, on est obligé d’ouvrir pour intervenir directement sur les valves. Une opération à cœur ouvert quoi… Lorsqu’on vous annonce cinquante pourcent de probabilité d’une intervention à cœur ouvert, vous êtes passablement inquiet. Enfin, moi, je le suis. A supposer que cette annonce ait été faite à quelqu’un de plus fragile, elle eu put avoir des conséquences plus dévastatrices sur la personne. Comme je l’ai écrit précédemment, l’interne en cardiologie ne pense plus que cardiologie, pas un instant psychologie. En fait, au bout d’une semaine, rien de rien, pas d’infection cardiaque, pas d’origine décelable de l’infection qui me cloue dans le pâté depuis un petit mois.

Comme rester à l’hôpital pour me faire faire des examens que je pourrais faire en ambulatoire ne m’amuse pas plus que ça, je décide de faire transférer mon dossier auprès des médecins qui me suivent habituellement, en hôpital de jour. Une semaine de repas d’hôpital, ça motive pour rentrer à la maison.

La suite prochainement…


Par GC
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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 08:56

Tout commence avec une fin : fin de mission, début d’un repos presque mérité. Tout baigne. Décompensation et récupération passive. Une semaine, puis une seconde semaine, puis, rien ne se passe, la récupération reste passive, les nuits gorgées de sommeil, les journées aussi riches d’activité que celle de mes chats. Alors on pense à la méthode volontariste : ‘je ne suis pas une loque, je vais sortir du trou’. Vitamines, marches forcées, etc.  Avec, comme principale conséquence, dormir plus. Trois semaines de ce rythme, ça use.

Puis la forme s’enfuit encore et monte la fièvre. Les journées se passent à lutter contre le sommeil, la fièvre et à essayer de garder les idées claires. Pas simple.

Là, sans être particulièrement hypocondriaque, il convient de consulter.

Par GC
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Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 13:44

Ce n’est pas un groupe de pop anglaise, ce sont les trois esprits fins qui dominent les débats en ce moment, le premier est journaliste, le second était styliste et la troisième est propriétaire de parti politique. C’est rigolo parce que les commentaires à caractère raciste, haineux ou pas cool sont virés des sites mais les propos racistes, haineux ou pas cool des trois compères sont repris fissa par tout ce qui peut les diffuser. C’est un peu comme le cul : sur un site dédié, c’est de la pornographie, mais si on peut attraper une image de fesse ou de sein, surtout pire, on le diffuse partout très vite. L’hypocrisie du voyeur.

Pour ma part, et sans me vanter, le voyeurisme néocon, très peu pour moi. Oui, néocon, c’est le terme particulièrement bien choisi pour désigner, outre Atlantique, les nouveaux conservateurs. Vous vous souvenez de l’équipe Bush ? C’était ça, des néocons. Ce qui est bien avec ce terme anglophone, c’est qu’il n’a pas besoin de traduction pour désigner notre droite décomplexée : les néocons. Alors le Missié Blanc qui réclame le retour de l’apartheid, le dandy à chemise brune qui crie son amour de la star du nazisme ou la fille du borgne qui lui enfile ses bottes nauséeuses, ce sont des néocons. Il y en a plein d'autre, de cette engeance à qui notre société du spectacle permet d’exprimer des âneries grossières et des provocations gratuites. Ces ‘idées’ sont reprises, de toute manière, par l’équipe du petit timonier pour être banalisées et justifiées.

Bon, comme c’est la journée de la femme, il faut saluer l’initiative du gouvernement pour renforcer la lutte contre la violence faite aux femmes. Pour rappel, en France, tous les deux jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint. Notre chère, dans tous les sens du terme, ministre de la santé a justifié l’engagement budgétaire public, par le coût des soins des femmes battues. Je conseille donc aux conjoints brutaux d’achever leurs compagnes, cela limitera le coût pris en charge par la communauté. Merci Roseline pour cette contribution, et bonne fête. C’est quand la journée de l’homme ?

 

Par GC - Publié dans : Le sens de la vie
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